Au cœur d'un prélèvement : la fouille de céramique en laboratoire 🏺
Quand un élément sur le terrain demande beaucoup de temps et de précision pour la fouille, il arrive qu’on le prélève en entier pour le traiter en laboratoire une fois revenus dans nos locaux. Décryptage de la méthode.
Quand une céramique semble complète
Sur le terrain, il arrive que l’on trouve des céramiques qui semblent quasi complètes. Quand c’est le cas, elles contiennent parfois des détails qui vont nous aiguiller sur leur fonction. Pour ne rien rater de ces indices, il est plus simple de les traiter en laboratoire, sans les aléas de temps et de météo liés à la phase de terrain.
Un protocole est alors mis en place. On prélève la céramique complète « en motte » pour l’emmener tel quel avec le sédiment autour et à l’intérieur. Pour cela une gouttière est creusée autour de la céramique avec une marge de sécurité. Puis le prélèvement est plâtré sur le terrain afin que le transport ne l’abîme pas et ne le fasse pas bouger.
En laboratoire
Une fois en laboratoire, un appareil photo en position zénithale est placé au-dessus de la motte, afin de photographier chaque étape de la fouille. Puis l’archéologue descend à l’intérieur de la céramique en fouille des passes régulières de sédiment. À chaque étape, le sédiment retiré est examiné pour voir s’il contient des indices (charbon, esquilles d’os, restes alimentaires, etc.).
Ce sont ces indices qui peuvent fournir des hypothèses de fonction : réceptacle à incinération funéraire, stockage de graines ou de liquides, etc.
Au cœur d’un prélèvement : la fouille de céramique en laboratoire🏺
La céramique fouillée ici vient du diagnostic de Cercottes, rue des Pinsons, effectué en 2024.
Durée : 1min38.